La Japonese School - ラJaponeseスクール

Système scolaire, langue et révisions. Le choc des culture (traditionnelles et d'aujourdui), Les Fêtes, Le Tourismes et les Loisirs
 
AccueilCalendrierFAQRechercherS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Vote pour le concours de texte : Mort et souffrance

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
ajimu yasuna
Kouchou こうちょう (Administrateur)
Kouchou こうちょう (Administrateur)
avatar


MessageSujet: Vote pour le concours de texte : Mort et souffrance   Mer 1 Sep - 8:43

Mort et Souffrance





Le concours est terminé voici les participantes dans l'ordre de la remise des textes :

Miyuki-chan, Idril, Syaosaku.

Comme notre Maître des Jeux avait raison je ne peux faire un cumul de points en me servant du sondage donc nous allons remédier à cela de la manière suivante :

Je vais vous faire le tableau des résulats si dessous,

Vous faites un copier/coller vers votre éditeur de texte (ex. word)

Vous mettez vos notes et vous me le renvoyer (copier/coller) en MP

Je ferais les scores et publierais les résultats.

Tout le monde peut voter, participants et non participants à condition d'être un membre du forum. Evidement les participantes ne votent pas pour ELLE-MEME?

Notation de 1 (mauvais) à 10 (super bon) pour chaque ligne



Miyuki-chan :

Le sujet colle-t-il à la demande Coef. 1 :
Le français (orthographe et conjugaison) Coef. 1
La présentation générale de la copie Coef. 1
La rédaction dans son ensemble Coef. 2


Idril :

Le sujet colle-t-il à la demande Coef. 1 :

Le français (orthographe et conjugaison) Coef. 1
La présentation générale de la copie Coef. 1
La rédaction dans son ensemble Coef. 2


Syaosaku :

Le sujet colle-t-il à la demande Coef. 1 :

Le français (orthographe et conjugaison) Coef. 1
La présentation générale de la copie Coef. 1
La rédaction dans son ensemble Coef. 2


Voilà à vous de jouer






***************
[Seuls les modérateurs ont le droit de voir ce lien]


Dernière édition par Ajimu Yasuna le Mer 1 Sep - 9:18, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
ajimu yasuna
Kouchou こうちょう (Administrateur)
Kouchou こうちょう (Administrateur)
avatar


MessageSujet: Texte de Miyuki-Chan   Mer 1 Sep - 9:05


MIYUKI-Chan
Mort et Souffrance …
        Je me décidai donc à me battre, à affronter le futur et tout ce qui en suivait … Car mourir n’est pas bien dur … tandis que vivre est un combat de tous les jours.
        Surtout sans lui, il était et sera à jamais ma raison de vivre. Je ne pourrai plus aimer avec une telle ardeur et le mot amour n’aura plus jamais le même sens … Mais c’est en sa mémoire que je vais me battre.


        Ma vie était si banale avant … mais depuis un an, tout avait changé ! Cela faisait une année entière, jour pour jour, que je l’avais rencontré. Il illuminait mes journées, il arborait ce sourire merveilleux qui me faisait quitter la terre et ses désastres pendant un instant … Il s’appelait Jake ; grand, les cheveux & les yeux bruns, une silhouette élancée et une peau légèrement matte. Il avait quelques années de plus que moi et malgré le fait qu’il travaillait, il m’attendait à la sortie du lycée dès qu’il le pouvait ! Aujourd’hui, pour nos un an, il avait d’ailleurs pris sa journée pour venir me voir, et de mon côté, je n’avais pas eut trop de remord à sécher, une fois de plus, les cours. Même s’il ne le savait pas étant donné que je le lui cachais, depuis qu’on se connaissait, je m’étais déjà offert mainte fois ce privilège …
        Nous avions donc passé une agréable journée, telle deux amoureux seuls au monde, profitant des petits plaisirs de la vie. Je l’aimais, il était tout pour moi, et quoi que pouvait en penser telle ou telle personne, j’étais décidée à croire que cela durerait toute notre vie ! J’étais si bien à ses côtés, je me sentais libre, libre de voler au dessus des nuages, d’être moi-même et de m’évader au pays de notre amour. Je me sentais unique à ses yeux, je n’étais pas l’une de ses proies ou une conquête parmi les autres, je me sentais vraiment spéciale ! Et il n’y a pas à dire, c’est un sentiment magnifique et en lequel je croyais pleinement. Il avait fait naître en moi les plus beaux sentiments que l’Homme pouvait ressentir ; l’amour tout premièrement, le bonheur, la joie, … Cet homme, Jake, était le bon. C’était celui qui en levant le petit doigt pouvait me faire tomber à la renverse, c’est lui qui quand je ne vais pas bien n’a qu’à m’enlacer pour que je me sente mieux … Il ne fallait pas grand-chose pour que le monde autour de moi ne se transforme en un beau pays imaginaire et parfait.
        Cette journée débuta donc en beauté ; le parc, la piscine, la buvette, le manège ou encore la grande roue étaient tous des endroits ayant abrité notre amour. Je me disais que Juliette et Roméo avaient un amour monotone et sans avenir, tandis que moi, quand j’étais dans ses bras, tout contre lui, je me sentais capable d'aimer bien plus que Juliette n'avait pu le faire ! Je voulais vivre cet amour pleinement sans ne jamais penser à l'avenir mais à l’instant présent. Dans ce monde qui est nôtre, je prie pour ne pas vivre la tragédie qu'ont vécus Tristan et Yseut …
    Une belle journée disais-je ?
                              // Pourtant c’est ce jour là, qu’à à peine 16 ans, ma vie prit fin … //
    Le soir même, alors que le soleil se couchait et que la lune venait nous bercer de sa douce lueur enflammant le ciel où les étoiles dansaient … Tout était parfait.
        Après un dîner aux chandelles dans son appartement, nous décidâmes de regarder un film ; j’étais blottie dans ses bras. Quelques caresses, quelques baisers échangés et l’une des plus belles soirées de ma vie allait s’achever … J’aurais voulu rester jusqu’au petit matin dans ses bras et assister avec lui au lever du soleil, mais mon cher paternel avait exigé que je sois rentrée pour minuit … (Et encore, j’ai réussi à le convaincre de ne pas venir me chercher lui-même !) Prétextant que je ne devais pas aller dormir trop tard pour savoir me lever le lendemain matin … Mais je savais bien qu’en fait il avait peur d’une toute autre chose …
        Mais il n’avait pas à s’en faire, Jake et moi nous en avions déjà parlé et il attendait que je sois prête pour ça. Il était très sensible et attentionné< :i>, son cœur passait avant son corps, mes besoins avant les siens, notre amour avant la raison. Le film prit fin et nous commençâmes à discuter … Mais cela ne dura pas longtemps car nous nous levâmes et nous approchâmes de sa chambre. Quelque chose différait par rapport à d’habitude … Nous avions l’habitude d’y aller, de se poser et de parler l’un contre l’autre, couchés dans son lit. Mais peut-être que ce soir nos intentions étaient différentes ? Je me sentais prête … Depuis la dernière fois où j’y avais pensé, je me sentais grandie, autant je savais que mes sentiments avaient augmentés aujourd’hui encore, autant j’étais calme et apaisée dans ma tête. Tout concordait, je l’aimais, il m’aimait et nous étions heureux ensemble.
        Nous passâmes la porte et j’entrai dans un nouvel univers … Sa chambre était décorée un peu différemment de d’habitude … Des bougies jonchaient les meubles, appuis de fenêtre, tables de nuits, etc. Quelques roses par-ci, par-là et une musique de fond assez romantique complétait l’atmosphère. C’était très agréable ! Sans oublier la faible luminosité libérée par sa lampe de chevet qui me laissais admirer le décor sans pour autant m’éblouir ou enlever du charme à cette soirée …
        Nous nous assîmes sur son lit, l’un à côté de l’autre, ma main droite dans la sienne et ma main gauche rejoignant sa joue quelques secondes à peine avant que ses lèvres ne viennent effleurer les miennes. On s’embrassa encore et encore, une délicieuse fougue s’échappait de nos doux baisers, et pour ne pas gâcher cet instant, j’hésitais même à respirer ! Mais il le fallait bien pourtant … C’est alors que je sentis son bras autour de ma taille et je me laissai glisser tout doucement jusqu’à ce que mon dos touche la couverture qui était étendue sur le lit. Je commençai à balader mes mains sur son corps et je déboutonnai doucement sa chemise. Je m’arrêtai quelques secondes de l’embrasser pour observer son torse mais ce ne fut que de courte durée car il s’abaissa pour m’embrasser dans le cou. Il m’enleva mon t-shirt et quelques minutes plus tard nous étions dans notre plus simple apparat, notre tenue d’Ève, sous la couette. Nos vêtements éparpillés sur le sol ses lunettes -que je lui avais préalablement enlevées- reposant sur la table de nuit et nos cœurs s’abandonnant l’un à l’autre … Le désir planait dans toute la pièce, nos corps s’emmêlaient, nos envies fusionnaient. Je sentais son souffle sur mon visage puis dans mon cou, ses jambes contre les miennes et ses doigts caressant plusieurs parties de mon corps.
        À ses côtés je me sentais vivre, je me sentais bien. J’étais prête à m’abandonner à lui, en cette merveilleuse nuit.
        Ses gestes restaient doux tout au long de nos ébats, sa respiration s’accélérait, mon cœur battait de plus en plus vite. Mon corps se soulevait, ses baisers étaient toujours aussi agréables, mais au fur et à mesure une autre délicieuse sensation envahissait tout mon corps ! Sans me vanter, je pouvais deviner à ses expressions qu’il appréciait lui aussi cet instant.
        Je sentais son corps sur le mien, pas son poids car je le comparerais plus à une plume chatouillant tout mon être, mais sa chaleur oui … Ses mains contournaient mon corps. Il embrassait mes joues, mon cou, mes épaules, ma poitrine, mes mains et ensuite nos lèvres se frôlèrent et nous débutâmes un long et langoureux baiser. Mais au même moment mon corps se souleva et ses lèvres m’empêchèrent de lâcher un énième soupir sorti du plus profond de mon être ! Il était là, prenant soin de moi, veillant à ce que je sois bien, il était si adorable.

        Une heure plus tard, nous étions encore sous la couette mais j’étais dans ses bras, contre lui … Nos formes s’épousaient parfaitement. Il caressait ma joue du bout de ses doigts alors que moi je m’amusais à poser mes mains sur son ventre, ses pectoraux, ses larges épaules … Je me blottissais entre ses bras et puis je le regardai … me plongeant dans ses beaux yeux bruns … Ils étaient si magnifiques, j’aimais les admirer, surtout lorsqu’il ne portait pas ses lunettes …
        Il me chuchota un « Je t’aime » avant de me faire un baiser sur le front. Je souris aux anges et il lut sur mes lèvres un « Moi aussi » … Puis quelques minutes plus tard, il me serra fort contre lui avant de me dire tristement : « Déjà onze heure quarante ma chérie … » et sachant que j’habitais à dix minutes de chez lui, il était effectivement temps qu’on se rhabille et qu’on se mette en route …
Malheureusement …
        On sortit tous deux du lit et je me rhabillai au plus vite pour retourner dans ses bras qui me manquaient déjà énormément … Jake m’était si … indispensable ! Je le remerciai pour cette journée extraordinaire et pour cette belle soirée qui sera à jamais dans mon cœur … Nous nous dirigeâmes donc vers la porte d’entrée, j’enfilai mes haut-talons (que j’avais spécialement acheté pour lui, car même si la vendeuse m’avait assuré que ma taille s’affinait en les portant, ce qui m’importait le plus, c’était d’être plus grande et de me rapprocher du mètre quatre-vingt de mon homme … que je n’atteignais d’ailleurs pas du tout !) Nous passâmes le pas de la porte où il déposa un léger baiser sur mon front avant de prendre ma main … A mes yeux il était le seul qui comptait vraiment, j’avais des amis, une famille, mais l’amour que j’éprouvais pour mon homme valait tout l’or du monde et toute les richesses de la vie ! Il était mien, j’étais sienne, nous étions deux êtres liés l’un à l’autre par le fil rouge.
                                Le fil rouge est une théorie disant que deux êtres sont liés l’un à l’autre
                                bien avant de se rencontrer tellement leur amour est fort.

        Après un pâté de maison, il suffit d’un regard pour que Jake mette sa veste sur mes épaules frigorifiées, il était si prévenant ! Nous continuâmes d’avancer main dans la main dans la pénombre de la nuit … La lune éclairait ce ciel étoilé magnifique ! Nous décidâmes de prendre un raccourci en passant par le parc, du moins c’est ce que je croyais car en chemin nous nous arrêtâmes et il lâcha ma main, sortit de sa poche un petit paquet que j’ouvris avec hâte … pour y découvrir le plus beau pendentif que je n’ai jamais vu ! Une chaîne en argent avec au bout un petit cœur sculpté dans du cristal. Il me l’attacha et nous repartîmes encore plus heureux qu’au début !
        Nous marchions de moins en moins vite pour ne pas devoir se quitter … Jake insista pour me raccompagner jusqu’à devant ma porte, mais à une rue de chez moi, la soirée tourna au cauchemar … Car quand nous traversâmes la rue, il cria mon prénom et avant même que je ne puisse me retourner vers lui, je sentis deux mains me pousser en avant, si fort que mon corps s’étala sur le trottoir … J’eus mal mais ce n’était pas très grave, ce qui m’effrayais surtout, c’était la nature de ce geste … Et le ton sur lequel Jake avait prononcé mon nom … Que se passait-il ?
        Une voiture freina violement puis un bruit sourd se fit entendre, comme un énorme choc … Je me relevai en même temps que cette mystérieuse voiture ré accéléra à toute vitesse et fila … Je me retournai et restai muette … je sentis tous mes membres trembler et puis s’engourdir … je ne les maitrisais plus … Mon souffle devenait saccadé, mon cœur se serra comme si mille couteaux me transperçaient la poitrine. Je suffoquais …
        Après pas plus de quelque secondes, qui me parurent si longues, j’accourus vers lui, lui, cet homme que je chérissais de tout mon cœur et qui représentait tant pour moi. Mais là, cet homme, mon homme, gisait sur le sol, devant mes yeux, et pas un son ne sortait de ma bouche … Il y avait juste mes larmes qui coulaient. Je n’en pouvais plus, pourquoi avait-il prit ma place ? Alors que ma vie était bien plus insignifiante que la mienne. Je voulais que nos rôles soient échangés … J’essayai de le relever et même si je n’arrivais pas à prononcer son nom, je caressai sa joue, le secouai un peu et puis beaucoup … Mais après quelques minutes à avoir voulu le réanimer … je posai ma main sur son torse, sur son cœur … il ne battait plus … Je pris alors conscience que je ne pouvais plus rien y faire. Personne ne pourrait rien faire … C’était fini …
        Je sentis le sol sous moi s’écrouler, j’entendis un sifflement dans mes oreilles, et puis je ne sentis plus rien … J’étais pétrifiée à cette idée. Je souffrais, je souffrais tellement de le voir ainsi ! Je suffoquais à l’idée de le perdre, à l’idée d’être seule. Non, non ! Je ne pouvais pas y croire … Ne me faites pas ça …
        Je le serrai dans mes bras, mes larmes coulaient toujours à flot, j’étais allongée sur lui, je sentais son corps se refroidir … Mes membres étaient lourds, très lourd. Ma gorge nouée m’empêchait encore de dire un mot. Que cela s’arrête, je souffre le martyre et le seul qui puisse apaiser ma peine ne le peut plus. Et lui souffrait-il ? Ressentait-il ma présence ? Savait-il que j’étais toujours à ses côtés ? … S’inquiétait-il de me voir ainsi ? … Je l’aimais tant, ne lui faites pas de mal ! Prenez ma vie, prenez ma vie mais pas la sienne ; elle est si précieuse ! Ma tête se vidait seconde après seconde et une demi-heure plus tard je me relevai. Mes joues se noyant sous mes larmes, mes vêtements imbibés de sang. Le sang de mon amour … qui était à mes pieds … mon amour … mort …
        Horrifiée, je reculai et m’éloignai de ce corps inerte.
        Déambulant dans les rues, la tête vide, sans but précis, j'étais une épave dérivant au gré du courant. Plus rien n'avait d'importance, il n'était plus, celui que j'ai aimé, chéri et admiré n'était plus là. Les mouvements de mon corps semblaient être devenus indépendants, il agissait sans mon consentement, comme si pour me protéger, me mettre l’abri, il m'obligeait à fuir … Laissant derrière moi cet homme, cet homme qui m'a tant fait rêvé, au beau milieu d’une route déserte …
        J’étais là au milieu de nul part, je tremblais encore et n’arrivais pas à me persuader que Jake était … mort …
        Pourtant je devais me faire une raison ; il n’était plus là et il ne reviendrait pas. Tout ce qui me restait de lui était dans ma tête, nos souvenirs heureux et notre passion n’étaient plus qu’éphémère dans cette réalité si vaste et si changeante …
        Je compris donc que plus jamais je n’aurais de chez moi, car ce n’est pas seulement dans cette ville que je n’étais plus à l’aise, mais sur cette terre tout entière. Cette terre où mon existence avait perdu tous ses repères, avait perdu tout son sens il y a à peine une heure …
        Car je ne voulais plus vivre dans cette réalité où il n’était plus, dans ce monde où le mot amour résonnait avec tristesse dans ma tête. Je ne voulais plus de cette vie sans avenir … Je ne voulais plus vivre.
        J’avançai … encore imprégnée de cette image, de ce cauchemar même … Mes mains étaient encore totalement recouvertes de sang, il coulait et j’entendais ce « plic-ploc » qui retentissait dès qu’une goutte touchait le sol … Je n’entendais plus que ça, la terreur me submergeait, que faire à présent ? Mon corps était si lourd …
        J’arrivai au parc, je ne sais comment, mais à partir de là, tout devenu clair dans ma tête ; la sortie sud, la rue à droite, puis la deuxième à gauche, la première à droite et j’étais arrivée à bon port … J’étais là, sur le pont de la ville ; à regarder vers le bas, fixant l’eau qui se trouvait à au moins 4 mètres de moi … Je vis mon visage, un visage reflétant désespoir, peine et horreur. Je fixai cette image pendant de longues minutes ; je ne savais plus quoi en penser. J’eus tout à coup encore une fois les idées bien plus claires … si la vie ne me disait plus rien, alors je n’avais plus qu’à aller vers la mort … Voguer sur la barque avec un ange de la mort et qui sait ? J’embarquerai peut-être avec Jake ? Cela illumina mon regard.
        Que choisir à présent ? Sauter pour oublier tout mes soucis et cette fin de soirée cauchemardesque ? Reculer et attendre au beau milieu de la route qu’une voiture m’enlève à moi aussi la vie ? Je ne savais que faire … Je n’arrivais pas à me décider d’attendre la mort … Je ne pouvais plus attendre !
        Son corps gisant, mes vêtements ensanglantés, ma peau pleine de cette ‘peinture’ rouge … J’eux comme des flashs, une série de visions plus horribles les unes que les autres … mais vraies … Forcée de m’accroupir si je ne voulais pas tomber, je pris ma tête entre mes mains pour que ça s’arrête, j’eus envie de crier, de me déchaîner et d’exprimer toute ma tristesse, toute ma colère …
Je n’en pouvais plus … Mon cœur à jamais meurtri voulait en finir avec tout ça, mais comment faire ? Arrêter le temps m’était impossible, revenir en arrière l’était tout autant … Alors mettre fin à ma vie était sans doute la seule solution valable.
        Je suffoquais, je n’arrivais plus à respirer, réfléchir m’était si douloureux et vivre m’étais simplement impossible …
        Je vis à côté de moi une vieille bouteille de bière vide. Sans plus réfléchir, je me rapprochai à quatre pattes d’elle, la pris et la fracassa contre le muret. Et je m’enquis sans attendre du plus gros morceau de verre …
        Je frottai le sang –de Jake– qui se trouvait sur mon poignet gauche et tendit ma main droite, avec le bout de verre que je tenais, au dessus de ce dit poignet.
        Je doutai tout de même un instant et réfléchis … Je vis mes parents, je ne pouvais quand même pas leur faire ça … mais je ne pourrais plus non plus les regarder de la même manière, je les décevrais … Mes amis eux aussi me vinrent à l’esprit, mais après tout ils pouvaient bien tous se passer de moi et continuer leur route sans trop de regrets à mon égard. J’étais loin de leur être indispensable et ils m’oublieraient tous très vite … Mes professeurs ne me regretteraient pas non plus car même si j’avais, relativement, des bons points … mes absences répétées ne leur plaisaient guère.
        A qui allais-je manquer ? Personne ! Avec qui voulais-je être ? Jake, mon amour ! Mes idées étaient bien noires … Mais comment réagir autrement après ce qu’il venait de se passer ? Je n’avais plus peur de rien, pas même de mourir …
        J’entaillai donc timidement une première fois ma peau … rien … Mon cœur me fit si mal, comme s’il allait exploser ! C’est alors que j’appuyai plus fort la seconde fois et vis apparaître une goutte de sang … Le verre traversa une fois de plus ma peau … Encore … et encore …
        Au fur et à mesure de mes passages, je repensai à Jake, à cette soirée, à cette fin tragique … Je pensai à mon futur sans lui, à mes journées sans ses messages, sans ses appels, sans entendre sa voix virile, ni voir son sourire éblouissant … IMPOSSIBLE ! C’était tout bonnement impossible pour moi ! La vie de valait plus la peine d’être vécue, c’est ce que je me répétais sans cesse.
        J’appuyai de plus en plus fort … mon sang coulait de plus en plus vite, à force je ne pouvais même plus voir où est-ce que je coupais … Il y avait bien trop de sang ! Mais au plus ça allait, au plus je savais que j’allais le rejoindre … Et puis cela ne me faisait plus mal … Car quand on touche le fond et que l’âme & le cœur sont bien trop affectés, alors la souffrance physique n’est plus rien ! Je continuai, mon regard reflétait surement une folie amère, je n’en avais aucun doute …
        Petit à petit mes gestes devinrent moins précis, plus lents et ma vision se troubla de plus en plus. Autour de moi tout devenait plus sombre, plus terne, plus flou. Soudain je m’écroulai sur le sol … il était si froid mais je n’avais plus la force de me relever … ni même celle de garder les yeux ouverts. Le bout de verre étant encore dans ma main, je le serrai de toutes mes forces pour avoir une dernière sensation -même si assez désagréable- pour me sentir vivante une dernière fois. Mais d’ailleurs, le mot « vivante » n’était peut-être pas adéquat …

        Dans cette ville peu connue, aux aguets assez banals et où les crimes et le vice étaient rare, deux corps inertes reposaient sur son sol … Ce sol où tant de passagers et/ou voitures allaient passer le lendemain. Deux amoureux, séparés trop tôt. Que deviendrons-nous ? La police fera-t-elle un lien entre nous ? Je me demandai d’ailleurs ce que les gens feront en me voyant … je me demandai aussi si la voiture ayant percuté l’homme de la vie allait être retrouvée et si le conducteur avait de la peine …
        Ma tête était pleine de doutes et de questions ! Avant de m’endormir dans un long et dernier sommeil, je repensai une dernière fois à Jake … souriant … Il avait une joie de vivre qui dépassait l’entendement, il avait plusieurs buts dans la vie, il avait un futur à construire, il avait des rêves à nourrir. Je pensai surtout à lui, car moi, mon seul rêve était d’être à ses côtés, c’était de partager ma vie avec lui. Le dernier son que j’entendis fut les paroles de mon chéri … dites quelques heures auparavant ; « Je t’aime ». L’obscurité tout entière me submergea, m’englobant dans un silence total où je n’étais plus maître de rien … Le néant.
        Une grande lumière blanche m’éblouit tout à coup … Que se passait-il ? Où étais-je ? Qu’allais-je devenir ? Encore tant de questions qui m’assainirent une fois de plus ! Je ressentis des picotements dans mes pieds et mes mains … Mon poignet gauche me faisait si mal … Je le sentais compressé et une douleur atroce s’en faisait ressentir !
        J’ouvris les yeux et vis une silhouette penchée au dessus de moi ... Jake ?! Était-ce lui ? J’eus une lueur d’espoir, mon cœur qui m’avait donné tant de fil à retordre était comme soulagé ! J’ouvris la bouche … puis la refermai sans qu’un mot ne s’en dégage … Je commençai à douter, me rappelant de tout ce qui c’était passé préalablement. Je voulais en avoir le cœur net ! Je réessayai donc et réussis à murmurer un faible « J…a…ke ? ». J’attendis mais aucune réponse ne m’eut été donnée … Je refermai les yeux, les rouvris et lâchai malgré moi un grognement. Ce qui m’entourait prenait forme petit à petit, les couleurs commençaient à se différencier et le monde à bouger. J’entendis tout à coup un chuchotement, il m’était sans doute adressé, mais je n’avais pas réussi à comprendre quoi que ce soit …
        Mais cela m’importait peu … Qui était-ce ? Sa main chaude effleura mon front … lui ? Cette sensation m’apaisa un moment mais je pris sur moi, la douleur n’était plus importante, et je réessayai de parler : « Ja…ke ? ». C’est alors qu’une nouvelle fois une réponse me parvenu, du moins c’est ce que je visais à croire. Mais rien y faisait, c’était encore pour moi incompréhensible !
        Après plusieurs minutes … je pus enfin discerner bien plus de choses, de détails ! J’étais dans une chambre aux tons très clairs, la fenêtre se trouvait sur ma gauche et une drôle d’atmosphère se dégageait d’ici … Je vis alors qu’il était toujours là … Mais enfin, qui est-ce ? Que me voulait-il ? … Que venait-il de me dire ? Avais-je bien entendu ? Il avait prononcé le mot ‘‘Jake’’ ? Je me sentis excitée, je ne pouvais plus arrêter de me faire des films, j’avais inévitablement une part de joie qui se mêlait à mes doutes et à ma tristesse. Je me relevai brusquement et sentis directement deux mains appuyer sur mes épaules pour me forcer à rester couchée. En face ce n’était point mon amour, à présent je le voyais distinctement, c’était James, son meilleur ami, mon confident … Il me fixait avec un regard remplit de tristesse, ce qui en disait bien long sur la situation !
        Pourtant je ne pus m’empêcher de répéter encore et encore le prénom de l’homme dont je m’étais éprise ! Les larmes me montaient aux yeux au fur et à mesure que je prononçais son nom … Le regard perdu et déconcerté de James ne faisait qu’accentuer ma peine … « Jake ! … Ja…ke » continuais-je de scander alors que ma vue devenait déjà floue … Je retentai de me relever et c’est alors que James me prit dans ses bras en étouffant un « désolé » qui ne fit qu’accentuer ma peine. Je parlai de plus en plus fort jusqu’à en crier. Je devenais folle, cette situation était intenable, je ne pouvais plus me battre ! Comment le pourrais-je si je suis seule ? Je poursuivis donc mon monologue : « RENDEZ-LE MOI ! NON ! JAKE ! », m’époumonais-je. James me serra plus fort et dit : « Il … n’est plus … » et ne voulant pas entendre la suite, je le coupai en hurlant un « NON » qui résonna dans tout la pièce … Je savais ce qu’il allait dire, mais il m’était impossible de l’entendre, j’en mourrais moi aussi ! Nous n’étions d’ailleurs sans doute pas seuls car je me sentais comme épiée … Des regards tristes, d’autres inquiets se posaient sur moi. Je suscitais énormément de pitié et malgré que cela m’aurait fortement dérangé en temps normal, ici, dans cette situation, à ce moment précis, cela m’importait peu !
        Pourquoi devais-je encore subir tout ceci ? Pourquoi fallait-il que je continue à souffrir sur cette terre ? Pourquoi ? Pourquoi n’avais-je pas pu le suivre ? Pourquoi ne l’avais-je pas retrouvé ? … Je voulais être à ses côtés, je voulais le rendre heureux, pourquoi ne le pouvais-je pas ?
        Assainie par toutes ces questions, je pleurai de plus belle tout en m’attachant au t-shirt de James qui était là pour moi, qui faisait le dur pour que je puisse me lâcher, m’exprimer et que je sache que je n’étais pas seule ; il était encore là ! C’était si généreux de sa part, je le reconnaissais bien là. Je voulus appeler Jake, en espérant bêtement qu’il me réponde et me dise que tout va bien, pour que je me réveille et qu’il soit là en me disant que ce n’était qu’un mauvais rêve … Je voulais tant le voir ! Cette envie dépassait l’entendement, elle était plus forte que tout le reste. Même plus forte que l’admiration que j’avais envers James qui restait de marbre pour moi. Mais je pensai alors à ‘lui’, lui qui m’enlaçait à ce moment précis, lui qui me soutenait du mieux qu’il pouvait. Après tout, lui aussi devait souffrir le martyre ! Il venait de perdre son meilleur ami et il avait vu son amie vouloir quitter cette terre, le quitter lui aussi … Je me retins donc et ne dis plus rien … Je restai là, à pleurer dans ses bras tout en sachant qu’il devait lui aussi sans doute verser une ou deux larmes dans mon dos. Il faisait son possible pour moi, alors mon seul geste fut de continuer d’appeler mon amour, mais pas à haute voix … Je savais que je n’avais pas besoin de ça pour qu’il m’entende ! Après tout, nous étions toujours liés par ce fil rouge, qui d’après moi, était plus fort que la mort.
Jake … je te rejoindrai, mais pas aujourd’hui. Je sais que tu ne le voudrais pas et qu’en ce moment même tu m’en veux d’avoir fais cela ! Pardonne-moi … Je ne te décevrai plus !
        Je m’accrochai encore plus fort et dis ma dernière parole : « Merci James … »
                                                              En la mémoire de celui qui restera à jamais premier dans mon coeur …
- By Miyu -




***************
[Seuls les modérateurs ont le droit de voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
ajimu yasuna
Kouchou こうちょう (Administrateur)
Kouchou こうちょう (Administrateur)
avatar


MessageSujet: Re: Vote pour le concours de texte : Mort et souffrance   Mer 1 Sep - 9:07

IDRIL
Beauté fatale


Je me retourne dans mon lit, pour la énième fois déjà. Le temps me semble suspendu. Je regarde mon réveil qui, avec sa lumière rouge vif , m'éblouit, me forçant à plisser les yeux. Je pousse un grognement de mécontentement avant de lire ce que les chiffres de l'appareil affichaient: Deux heures du matin.

Je soupire tout en m'enfonçant plus profondément dans mon lit, afin de sentir une douce chaleur m'envelopper. Soudain, l'image d'une fille me parvient. "Je pense encore à Elle", pensais-je. Je contemple l'image fixe de Cette jeune fille. Je pense à tout, à Sa beauté envoutante, à Sa grâce innée et tout ce qui La caractérise. Elle m'obsède, Elle me hante presque. D'autres images viennent se mêler à la première. Je La vois sourire, danser, rire,... Ses images défilent, se bousculent et se mélangent, à une vitesse ahurissante, dans ma tête. Je finis par m'endormir, sous la nuée d'images que mon imagination m'envoyait, épuisé d'essayer de suivre le flot de mes pensées.




-"Chéri, tu vas être en retard si tu ne te dépêches pas! Le bus arrive dans une demi heure!"

-"J'arrive, man" répondis-je encore à moitié endormi.

Je me redresse sur mon lit. Je repense à ce doux rêve qui n'a pas duré assez longtemps à mes yeux. "J'étais enfin près d'Elle" pensais-je tristement. Je tourne la tête afin de regarder Sa photo que j'avais prise en cachette quelques mois auparavant durant un voyage scolaire.

Après un petit temps de réflexion et de contemplation, je finis par me lever de mon lit, non sans difficulté, pour commencer à me préparer. Je m'approche du lavabo, dans un coin de ma chambre, afin de faire ma toilette quotidienne. Je sens mes membres engourdis se réveiller peu à peu. D'un coup, la fatigue s'empare de moi, à un tel point, qu'elle me fait vaciller. Il me fallut m'appuyer sur le lavabo pour ne pas tomber. Je récupère mes esprit en secouant ma tête et me regarde dans le reflet du miroir, en face de moi. J'y observe un jeune homme d'environ 17 ans, les cheveux foncés, en bataille, qui n'a pas l'air en pleine forme. Sa peau est assez pâle ce qui fait ressortir ses yeux foncé sous lesquels deux cernes, noires, se dessinaient. Je soupire à cette vision me représentant, pris un peigne et commence à me démêler ce qui devait être mes cheveux. Je me rase, m'habille,... et, finalement, descend prendre mon petit déjeuner.

En descendant les escaliers, j'entends ma sœur et ma mère qui ont l'air d'avoir une conversation agitée:

"Allez mamaaaan, s'il te plaiiiiiiiit!"

"Je t'ai déjà dit que non! On ira t'en acheter une quand se sera les soldes! Un point c'est tout!"

"Mais maman, comment je vais faire si je n'ai pas de robe?"

"Comment ça tu n'as pas de robe? Tu en as ou moins 20!"

"Mais on m'a déjà vu les porter maman, il m'en faut une nouvelle!"

"Je ne vois pas en quoi le fait qu'on t'ai déjà vu porter un robe t'empêche de la remettre!"

"Rhooo, mais tu comprends vraiment rien, quoi! Franchement... T'es nulle"

"Oui, c'est vrai que ce genre de chose, je ne comprend pas..."

Je les regarde, un peu étonné par leur agitation matinale, hausse les épaules et me sers dans le frigo avant de m'asseoir et de commencer à manger mes céréales.

Maman me regarde avec un regard que j'ai de plus en plus l'habitude de voir sur son visage: L'inquiétude!

"Alors, tu as bien dormis mon chéri?" osa t'elle avec un sourire mal assuré.

"Mouais, il y a mieux..."

Je vois que la réponse inquiète encore plus ma mère. Elle avait déjà essayé de me parler de ce qui n'allait pas, car cela faisait environ un an que je n'allais plus bien, mais j'étais fermé comme une huitre à ce sujet.

"T'inquiète pas, ca va, je survis" dis-je en plaisantant

Elle sourit tendrement mais avant qu'elle ne puisse me répondre quoi que ce soit, ma sœur la coupa:

"Bon, au sujet de ma robe, j'ai réfléchi, je vais aller avec Jessica me l'acheter et tu la rembourseras..."

"Je t'ai dit qu'il est hors de question de t'acheter une robe maintenant, surtout que je sais que tu ne vas la mettre qu'une seule fois!"

"Mais..."

"Tu n'as qu'à demander à Jessica de t'en prêter une si tu ne veux pas mettre une que tu as déjà mise!"

"Maman, mais t'es folle ou quoi? On va croire que je la copie ou que je suis trop pauvre pour en acheter une! Nan mais franchement, maman, réfléchis un peu!"

Ma mère soupire longuement, exaspérée face à l'attitude de ma sœur mais avant de pouvoir répliquer quoi que se soit, on entendit le klaxon du bus scolaire qui venait nous chercher. J'avale le reste de mon bol en vitesse, prends mon sac et sors en lançant gentiment un "au revoir " à maman. Je rentre dans le bus et regarde si un de mes copains est déjà là. J'ai à peine fais deux mètres que Samy me prend par le bras et me tire afin que je m'assois à côté de lui.

"Salut, Jasooooon!"me fit-il avec son habituel dynamisme.

Il me regarda avec un grand sourire mais celui-ci s'effaça rapidement.

"T'as encore passé une sale nuit, toi!" dit-il en faisant une grimace désolée.

"Ouai, bah je suis habitué maintenant." Plaisantais-je

Il me regarde d'un air curieux puis détourna la tête en lançant:

"Cette fille à trop d'importance pour toi, mon gars, ca te détruit!"

Cette réflexion m'énerva et me vexa. Samy, voyant qu'il venait de dire une bêtise essaya de se rattraper:

"Enfin, ca ce contrôle pas ce genre de truc de toute façon, hein?"

"..."

"Tu devrais essayer de l'oublier un peu parce que là, franchement, tu vas pas bien du tout."

"Facile à dire! J'ai pas la chance d'oublier une fille avec une autre comme toi... Toutes les filles sont à tes pieds. "

"Bah... Tu peux aussi essayer ça, nan?"

Je le regarde d'un air irrité.

"Bon ok... J'abandonne l'idée."

Finalement, on dévie sur une toute autre conversation, ce qui me remonte un peu le moral.

"Ah voilà l'école" lance t'il

Mon cœur commence déjà à battre plus fort dans l'espoir de L'apercevoir. Elle n'était pas là... On se dirige vers l'entrée de l'école où deux amis nous attendent. On discute quelques minutes avant de s'engager dans le couloir principal. Au bout de cinq bonne minutes de marches, on se sépare pour rejoindre nos casiers respectifs afin d'aller prendre nos affaires de cours. Samy et moi continuons à parler vu la proximité de nos casiers.

Tout à coup, je La vois dans l'énorme foule d'élève. Elle traverse le couloir en compagnie de ces amies. Comme Elle est belle. J'ai l'impression de voir une déesse ou un ange qui descend du ciel. Mon cœur bat la chamade. Ces cheveux d'un blond vénitien coulaient sur Ses épaules sous forme de belles boucles. Ces yeux d'un bleu azur lui donnaient un air d'une grande douceur. Ces gestes sont parfaits, Sa démarche est fine.

"Ah d'accord, j'avais pas vu Angelina arriver.." dit soudain Samy qui avait compris pourquoi je ne lui répondais plus.

Je ne le regarde même pas. Je n'ai plus d'yeux que pour Elle. Tout à coup, d'un geste gracieux, Elle tourne Sa tête dans ma direction. Ses yeux, couleur océan, rencontrent les miens et, directement, je m'y noie. Je me sens bien. Elle me regarde, Moi, personne d'autre, juste Moi... Je commence à avoir chaud, mon cœur n'en peut plus de battre. Elle me sourit puis, Elle détourne le regard. Je sens alors le mal et le vide m'envahir peu à peu tandis qu'Elle détourne Ses yeux des miens.

Samy jugea bon de m'éloigner d'Elle et me tira par le bras vers notre classe. Il a un drôle d'air mais je n'y prête pas vraiment attention. La cloche a sonné et je ne l'ai pas entendue tant j'étais absorbé par Cette fille. Les heures de cours me paraissent durer des années. Je veux tant La voir. Je tape nerveusement du pied en regardant à intervalle régulier l'horloge.

Enfin j'entend la sonnerie! Je trépigne d'impatience. Samy et moi nous rendons à la cantine en parlant de tout et de rien. On s'assied à notre table habituel en face de nos plateau repas et, tout en suivant la conversation, je regarde si Elle n'est déjà à Sa table habituelle. Personne! Cela me fruste quelque peu. Je reprends donc la conversation avec mon meilleur ami jusqu'à ce que je La vois s'asseoir avec ses amies. Enfin... Son doux rire cristallin parvient à mes oreilles et me transporte de joie. Je La dévore littéralement des yeux quand, soudain, la conversation entre Samy et Quentin change sur un sujet qui m'interpelle:

-"Donc tu vas invité, Jessica?"

-"TE MOQUE PAS DE MOI, SAMY!"

-"Mais je ne me moque absolument pas"

-"Ouai, c'est ça! Et le sourire en coin, là, je peux savoir d'où il vient?"

-"Je suis juste content pour toi"

Quentin murmure des paroles incompréhensibles ce qui a l'air d'amuser Samy au plus haut point.

-"Vous parliez de quoi?"

Samy me regarde avec un air étonné puis me répond calmement:

-"Bah, du bal de fin d'année..."

-"Hein? Mais pourquoi?"

-"Tu sors d'une grotte ou quoi? C'est samedi..."

-"QUOI?"

J'arrive à peine à y croire. J'ai oublié un des événements les plus importants de l'année. Pourtant la discussion de ce matin entre ma mère et ma sœur aurait dû me le rappeler. Le pire dans tout ça, c'est qu'on est jeudi, et que je n'ai encore rien prévu: ni costume, ni cavalière. Une idée me traversa la tête:

-"N'y pense même pas."

Je regarde Samy un air interrogateur:

-"Elle est déjà prise depuis looooongtemps par un mec de son groupe..."
La terre semble s'arrêter subitement de tourner. Je le regarde avec un air qui, à mon avis, doit être pitoyable tandis que lui me regarde avec ce qui doit être de la pitié. Je n'en veux pas. Je soupire et mets ma tête sur mes bras croisés. J'ai encore réussi à gâcher une de mes chances avec Angelina. Je reste comme ça jusqu'à ce que la cloche sonne.

Je me lève lentement et je me dirige vers ma classe de sciences, le regard vide. Une fois les cours finis, je reste muet comme une carpe durant le trajet du retour.

Je me dépêche d'atteindre mon appartement où je monte directement dans ma chambre. Je m'affale sur mon lit en pensant à tout ce que j'ai, sans doute, perdu... Mes espoirs, mes chances,... Je me redresse et regarde la photo d'Angelina sur ma table de nuit. Finalement, je me prépare à faire mes devoirs sentant la rage et la tristesse m'envahir face à mon oubli.

Le lendemain ce déroula presque au ralenti. Maman m'a juste acheté un costume noir fait sur mesure, une chemise d'un blanc immaculé, ainsi qu'un nœud papillon de la même couleur que mon costard. J'essaie le costume et me trouve assez élégant. Je me dis qu'il y a peut-être encore une chance avec Angelina.

Je m'endormis rapidement cette nuit-là. Mes rêves sont remplis de scénarios différents de cette soirée qui pourrait enfin changer ma vie.



Je me réveilla de très bonne humeur ce matin-là. Une fois dans la salle de bain, j'eus l'agréable surprise de ne plus avoir autant de cernes que d'habitude. Je souris. "Qui sait?"

La journée passa vite et je vois déjà au loin la grande salle de bal éclairée par mille et une lumières. Je descend de la voiture tout en remerciant ma mère de nous avoir conduit tandis qu'elle me dit qu'elle viendra nous chercher après sa soirée avec Coralie. Ma sœur, quand à elle, s'est précipitée sur son cavalier afin de recevoir des compliments sur sa robe ou encore sur son maquillage.

Je monte les escaliers le cœur battant et léger. Elle doit être superbe ce soir. Je soupire d'aise. Cela faisait longtemps que je ne me sentais pas aussi bien. Soudain, je m'arrête. Comment vais-je m'y prendre pour Lui parler? Qu'elle va être Sa réaction? C'est questions m'angoissent et je décide donc de m'asseoir afin de réfléchir au moyen de L'aborder. Combien de temps suis-je rester là, sur ce banc, à réfléchir? Aucune idée, mais, je sais que maintenant, il est temps d'y aller et d'appliquer mon "plan" à la lettre.

Je monte, confiant cette fois, les marches de l'escalier pour finir dans une grande salle illuminée par de grands lustres. La salle est très élégante même si elle est bondée de lycéens. Comment retrouver quelqu'un dans cette foule de gens? Les garçons sont tous identiques tandis que les filles ont toutes des robes de couleurs criardes entrain de minauder auprès de leur cavalier, ce qui m'exaspère.

Après un petit temps de recherche, je La vis. Je L'aurais reconnue entre mille. Elle est là, parmi tout ces gens banals, sublime et heureuse. Elle porte une magnifique robe noire, qui fait ressortir la blancheur de Sa peau, ainsi de longs gants de couleur identique. Elle a mis quelques bijoux en argent ainsi que des petits talons couleur nuit. J'en reste cloué sur place. Elle est si belle... Les gens me bousculent mais je m'en fous. Je suis aux anges, tout simplement, devant un tel spectacle pour mes yeux. Je décide d'enfin aller Lui parler... Je vais vers Elle, d'une démarche lente mais assurée. Je suis rempli d'une allégresse folle. Je ne vois plus qu'Elle, comme si les autres n'étaient que des fantômes.

Je ne suis plus qu'à environ deux mètres d'Elle et, là, je m'arrête. J'ouvre grand mes yeux, je dois rêver, ce n'est pas possible! J'observe la scène de cauchemar qui se déroule juste sous mes yeux. Elle, les yeux remplis d'admiration, regarde Samy qui prend son air le plus séducteur possible. Elle le regarde Lui et pas Moi. Mon cœur s'arrête de battre. Samy se penche vers Elle tandis qu'Elle lève sa tête vers Lui. NON... Tout mais pas ça. Je vous en prie. Quelqu'un, AU SECOURS! Arrêtez-les, s'il vous plait! Arrêtez les! Je me prends la tête dans les mains et la secoue afin d'échapper à cette vision d'horreur. C'est un cauchemar, ce n'est pas possible. Mon cœur me fait si mal. Je relève la tête et vois mon meilleur ami entrain d'embrasser La fille de mes rêves. J'ai mal... Vraiment très mal. Pourquoi Elle? Pourquoi Lui? Pourquoi pas Moi?

Je me dirige d'un pas soutenu vers la sortie pour m'enfuir de tout ça. Je marche dans la rue la tête basse, les mains dans les poches et le pas lourd afin de regagner mon appartement. Je ne pense pas encore que j'ai réalisé ce qui venait de se produire. Mon cœur saigne, il a si mal... Mes larmes coulent sur mes joues abondamment et je n'arrive plus à les contenir. Je rentre dans l'ascenseur de l'appartement pour arriver au sixième étage. Je rentre dans mon appartement vide et monte dans ma chambre. Je commence à comprendre maintenant pourquoi Samy me tirait quand je La voyais, ce n'étais pas parce que cela me faisais du mal, non, bien au contraire, c'est parce que Lui avait mal. Il n'était pas vexé quand je ne l'écoutais plus quand je La regardais, il était simplement jaloux. Il n'essayait pas de me dissuader de L'aimer pour m'aider mais il voulait ne l'avoir que pour Lui.

Aussitôt, la rage remplaça ma tristesse. Je commence à hurler de toutes mes forces tout en faisant tomber mes affaires. Je renverse et casse tout ce qui me tombe sous la main. Défoulé, je me calme un petit peu et je regarde le sol: mes livres étaient déchirés, mon armoire cassée, mes vêtements déchiquetés.

Je pose mes yeux sur une enveloppe, dans un tiroir détaché de son meuble, avec certains bout de papier qui dépassent. Je la ramasse et aperçois des dizaines de photos de Samy et moi durant un voyage scolaire. Dans la seconde qui suit, elle étaient toutes déchiqueter, mises en boule ou encore brûlées. Je m'affalais sur mon lit et me mis à hurler dans mon oreiller tout en tapant sur mon lit. J'entends mes voisins taper sur le mur en disant:" Non mais c'est pas bientôt fini ce grabuge, il y a des gens qui essaient de dormir, ici!"

Je me redresse et décide de respirer un peu d'air frais pour me calmer. J'ouvre la fenêtre et me penche pour pouvoir sentir le vent frais du soir. Mes larmes coulent toujours pourtant je croyais que j'étais à court. J'ai mal... C'est tout ce que je suis capable de me dire mis à part les souvenirs de Cette fille. J'ouvre les yeux et regarde la lune. Elle est belle et ronde ce soir. Je sourit...

J'écarquille cependant mes yeux quelques seconde après. Je n'y crois pas, ce n'est pas possible! Au milieu de la lune, Elle me regarde en souriant. Je n'ose pas y croire. Elle est encore plus belle que dans cette robe qu'Elle avait mise ce soir. Elle me fixe avec Son magnifique sourire. Elle penche délicatement Sa tête et ferme les yeux, ce qui Lui donne un air serein et doux. Je me penche d'avantage pour mieux l'admirer.

Puis, doucement et avec grâce, Elle ouvre les yeux, redresse sa tête et tend ses deux bras vers moi... Juste pour Moi. Mes larmes recommencèrent à couler mais de joie, cette fois. Elle ne veut que Moi, oui, juste Moi. Je mets mes jambes sur l'appui de fenêtres tout en La regardant. Elle m'attend toujours souriante. Je saute pour l'atteindre.

L'air doux et frais me caresse le visage. Je La vois désormais qui rit, tout en me regardant, tandis que je m'approche lentement vers elle mais bien vite, je commence à m'éloigner. Je tombe... Pourquoi? Je ne comprend pas. Elle ne me tend plus les bras, mais Elle me regarde tendrement de ces beaux yeux bleu azur. "Qu'est ce qu'elle est belle!" Dis-je tout bas.

Je sens une vive douleur m'envahir partout dans mon corps mais mon cœur n'a plus mal. Je lui rends son sourire. Je ne m'éloigne plus d'elle, ce qui me rassure. Je suis heureux. J'entends des cris autours de moi. Cela m'irrite au plus haut point. J'ai envie de leur dire de se taire de peur de La froissée ou encore de L'effrayée mais j'en suis incapable. Pourquoi? Elle descend doucement dans ma direction toujours avec son sourire angélique. Ma vue s'assombrit mais ça ne me fais pas peur car elle est là. Je sens qu'on me bouscule, j'entend des sirènes au loin mais je n'y prête aucune importance. Ma vue s'assombrie encore et soudain, je panique! J'ai peur de ne plus pouvoir La regarder. Mes yeux se ferme tout seul. Non... Je veux encore La voir mais, malheureusement, je n'y arrive plus. Je lutte contre moi même jusqu'à ce que je sente sa main qui me caresse le visage. Angelina...
-------------------------------------------------------------------------------------------------------






Le lendemain, un passant alla acheter son journal quotidien. Il le feuilleta distraitement avant de tombé sur un article dans les faits divers qui l'interpella :" Jason Abramovitz, un jeune homme d'à peine de 17 ans, c'est suicider la nuit dernière vers 1 heure du matin. Il a sauté de la fenêtre de sa chambre qui se trouve au 6ème étages de l'établissement dans lequel il vivait. La mère ne la découvert qu'en rentrant d'une soirée avec ses amies et ne connait pas la raison de ce geste désespérer. Une enquête aura donc lieu car, d'après nos renseignement, nous avons retrouver sa chambre dévastée. Aucun objet n'a été épargné mis à part la photo d'une jeune fille sur sa table de nuit. L'hypothèse du crime à été écartée car le malheureux avait le sourire aux lèvres avant de partir dans l'autre monde. Qui sait? Peut-être a t'il croisé un ange..."

***************
[Seuls les modérateurs ont le droit de voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
ajimu yasuna
Kouchou こうちょう (Administrateur)
Kouchou こうちょう (Administrateur)
avatar


MessageSujet: Re: Vote pour le concours de texte : Mort et souffrance   Mer 1 Sep - 9:10

SyaoSaku


Tu perdais graduellement de ta force. L'étoile qui un jour avait été tienne se rapprochait du moment où elle deviendrait nova et quitterait la vie pour se glisser dans l'enveloppe insensible, intouchable de la mort. Ça faisait mal. Tellement mal...

Et tu voyais, revoyais encore leur sang imprégnant tes paumes, le vide progressif qui s'emparait de leur regard alors que tu arrachais à ces inconnus ce qui représentait tant à tes yeux. Ta main fusa, se referma en un poing et heurta le mur avec une telle violence que l'écho de l'impact se répercuta dans ta cellule immaculée jusqu'alors, désormais souillée de rouge. Tu te forças à inspirer, mais ton coeur... ton coeur, jeune Lloyd Irving, il était trop beau, trop doux pour simplement accepter les faits. Accepter pour une telle chose, c'était facile. Beaucoup trop facile. Pourquoi ta poigne s'était-elle saisit de l'une de tes épées? Pourquoi avais-tu cédé aux ordres de la sorcière? Tu as eu tort et tu le sais. Tu le sais tellement que tu n'arrives plus à comprendre l'homme que tu es, tellement que tu en veux à tous de te laisser seul ici. Tu voudrais tant revoir les autres, n'est-ce pas petit ange? Ensembles, vous mettriez un terme à l'existence de l'Institution Angelus de Tethe'alla. Ensembles, vous accompliriez des miracles, comme celui d'il y a cinq ans. Ils ne viendront pas, petit ange. C'est fini tout ça.

La vie a une importance dès l'instant où l'on vient au monde. Mourir n'apporte rien. Un sourire aigre dansa sur tes lèvres, sévère. Ainsi, tes propres paroles te dévoilaient une double face que tu aurais préféré ne jamais assimiler.

L'image de la directrice surgit sur le mur et te fit serrer les dents. Une haine fugace, pure, vint supplanter la douceur chaleureuse de tes prunelles noisettes. Une haine que plus tard tu regretterais et ce, même si elle t'avait poussé à annihiler d'autres existences. Tu le regretterais, parce que ça te faisait plaisir de la détester à ce point. Parce que ta rancune était la bienvenue. Elle s'en délectait et tu le lisais dans ses yeux, le sentais de tout ce qui restait de ton âme. Épuisé, tu te laissas retomber à terre, insoucieux de ce qu'elle désirait te dire, ce que tu n'avais nulle envie de connaître, mais que tu n'étais pas en mesure de l'ignorer, la pièce étant conçue à cet égard. Elle aurait pu te parler et repartir, mais ça ne lui ressemblait pas et ça, tu étais assez malin pour le comprendre. Tu pouvais mépriser une façon de faire, à la rigueur une façon de penser, mais tu ne détestais pas les gens, car ton coeur ne t'y autorisait pas. Elle avait prêté le serment de briser cette règle, de déchirer l'étoile que tu représentais à des fins de vengeance. Elle voulait que tu la vois, la haïsses pour tout ce qu'elle faisait, pas que tu la méprises. Elle voulait que tu aies envie de la tuer parce qu'elle savait que cela suffirait à te détruire. La gentillesse de ceux dans ton genre les rendaient vulnérables.

Pourtant, ça avait été ta plus grande force, ne cessais-tu de te répéter.

Cette phrase, elle la lue dans tes yeux et un éclat de rage passa. Tu étais ici depuis deux ans et de surcroît, représentait son prisonnier favori. Les humains, en particulier les hommes, ne résistaient pas longtemps à ce genre de traitement psychologique car ils ne prenaient en compte que leur force physique. Pourquoi diable continuais-tu de te battre? Croyais-tu encore que tes amis viendraient te chercher pour te porter secours? Pathétique. La confiance ne menait à rien, si ce n'est à la faiblesse, et toi tu poursuivais tes idéaux en enfer. L'exaspérait, mais elle n'avait pas la moindre chance de perdre son pari alors que tu te démenais contre toi-même, contre l'abîme qui menaçait de t'emporter, et en vain. En vain, tu en étais bien évidemment conscient. Elle cessa alors de s'intéresser à cet espoir au creux de tes iris et un sourire étira ses lèvres ornées de violet.

- Tu me déçois, misérable vermine. Je t'aurais cru plus coriace... Lloyd, tu avais l'occasion de résister. Il suffisait d'un mot. Un seul petit mot de ta part et ils auraient eu la vie sauve. Toi, tu t'en serais sorti avec de simples blessures brutes. La vie, petit ange. La vie représente-t-elle autant à tes yeux? Petit ange, tu les as tués.

Ô combien le regrettais-tu. Ces innocents, des innocents Lloyd Irving, avaient péris sous la lame de tes épées à cause de ta faiblesse. Cette maudite faiblesse corporelle... ta respiration redevint sifflante et tu te crispas. Ton enveloppe charnelle ne se souvenait que trop bien de la douleur insoutenable que provoquait chacun des instruments de l'établissement et pour l'éviter, elle avait échappé à ton coeur. La mémoire physique... tu te recroquevillas sur toi-même et tes paupières s'abaissèrent en même temps que la projection. Un soupir te monta à la gorge, devenant un sanglot que tu étouffas rapidement. Tu ne pleurerais pas. Ce serait une offense à leur égard.

X – x- x- x- x - x - x – X

Lloyd. Lloyd Irving.

Cinq ans te rends-tu compte? Cinq ans... où es-tu? Tu ne peux pas me mentir, je sais que tu ne vas pas, je sais que tu n'en peux plus, je le sais, je le sens.

Aujourd'hui, j'ai senti cette ombre autour de toi. J'ai connu ta lumière, elle qui m'a épaulée pendant si longtemps. Peux-tu toujours sentir la mienne? Où que tu sois, je suis encore là. Tout près de toi. Lloyd. J'aimerais te dire que tu peux passer à travers l'épreuve à laquelle tu es soumis actuellement. J'aimerais te dire que je vais te protéger de toutes mes forces, que tu pourras compter sur nous et qu'on te retrouvera, mais je ne peux pas. J'aimerais te dire que je sais que tu es assez fort pour passer outre tous les obstacles, la colère de tous ces gens qui nous en veulent tant pour notre miracle, mais je ne peux pas. Parce que je peux te deviner comme je le fais, je sais que dans l'état où tu es tu ne m'entendrais pas. Puisque je n'ai pas d'autre choix, je vais prier comme l'on m'a enseigné. Comme j'ai continué de faire après tout cela, parce que tu nous as appris à tous qu'accorder sa confiance n'avait rien de malsain, de blessant. Il vaut mieux être trahi que trahir. Je n'ai pas oublié...

Lloyd. Lloyd Irving.

Les mots ne veulent pas sortir. Pas plus que les larmes, même si j'ai envie de me laisser aller, de pleurer pour toi au moins une fois. Où es-tu? Je veux venir, je veux sentir ton coeur battre avec le mien, sentir ce regard si doux, si gentil que tu posais autrefois sur nous tous. Tu l'as perdu... n'est-ce pas? Ça aussi, je ne l'ignore pas. Maintenant il ne reste qu'une vague abysse dans laquelle on te précipite et tu y résistes encore. Ils ne t'ont pas encore tout pris, il te reste le souvenir, la confiance et le fond de ton coeur.

Lloyd. Lloyd Irving.

La gentillesse est une grande qualité, brillante, étincelante de magnificence, mais ceux qui la possède sont faciles à atteindre. Si faciles à blesser. Tu n'as rien de vulnérable, mais il suffit d'un geste. D'un seul regret. Toi et ton père, vous vous ressemblez tellement à regretter si fort. Il y a quand même une différence majeure et résidant en cette détermination que tu as toujours eu à réparer tes erreurs sans blesser les autres en te faisant du mal. Tu veilles sur ceux autour de toi, tu te donnes sans compter, mais tu fais en sorte de rester intact. Pour que quelqu'un tel que toi aies si, je sais ce qu'il faut, même si ça ne me plaît pas. Pas du tout. Je te connais, j'ai grandi à tes côtés, j'ai observé ton sourire, observé tes blessures et je t'ai vu te relever d'innombrables fois, mené par une incroyable énergie mêlant volonté et force. Pour que tu souffres comme je te sens souffrir, pour que tes idéaux s'effritent comme je les sens s'effriter, pour cela il faut...

Lloyd. Lloyd Irving.
Je t'en supplie, réponds-moi...
Il faut un meurtre.

X – x- x- x- x - x - x – X

C'est en pensant au monde extérieur que tu te levas pour errer dans la cellule à l'instar d'un lion en cage et une fraction de seconde, l'espoir de t'en sortir avant de te perdre s'imposa à ton esprit. Alors que les événements récents revenaient te hanter, balayant l'étincelle de lumière qui t'avait traversé, tu surpris une vague de froid tandis qu'elle se diffusait dans la pièce. Un frisson couru le long de ton échine et s'empara de ton essence, veillant à ce que tu comprennes immédiatement de quoi il en retournait, qu'il s'agissait de la manière choisie par tes victimes pour désapprouver. Tu ne savais que trop bien à quel point tu étais en tort et pour cette raison, tu ne protestas pas, n'essayas pas de te débattre. Semi-conscient, tu fermas les yeux et les autorisas à te transmettre leur sombre message.

Souvenir.
« - Tu sais ce qui t'attend!, avait sifflée une voix si pleine de hargne que les souvenirs te revinrent.

Brûlures et contusions qui te feraient regretter ta résistance pendant des semaines. Ton corps s'en souvenait à la perfection, chaque sensation étant désormais gravée dans ta chair et elle le resterait jusqu'à ce que tu sortes d'ici... chose que tu n'étais pas prêt de faire. Devant toi, l'un des hommes que tu devais tuer continuait de hurler de terreur, se démenant, le diable en chair, contre les liens d'acier qui l'emprisonnait. Sa voisine, une inconnue pour lui comme pour toi, se replia sur elle-même, apeurée par la folie de son pair et par la mort. Tu osas reculer d'un pas, entraînant l'ouverture d'une minuscule trappe dans le mur et une décharge d'énergie en jaillit, t'atteignant inexorablement à la taille. Tandis que tu tombais à genoux, l'onde de douleur secondaire traversa ton corps et te coupa le souffle avant de rester là à sommeiller sagement, logée dans ton dos.

Refusant de te laisser reprendre tes esprits car leur cause serait alors perdue d'avance, l'équipe de recherchistes programma un second rayon qui t'entailla l'épaule. Cette fois, la vague qui suivit menaça de te faire défaillir, mais tu demeuras conscient par un immense sursaut de volonté. Haletant, tu ne t'aperçus même pas que ta main droite s'était refermée sur l'une de tes gardes. Soucieux de te maintenir éveillé, on fit s'engouffrer un peu d'eau dans la pièce, juste assez pour s'assurer que tu ne tomberais pas entre les griffes de Morphée. Tu te redressas en ignorant tes blessures mineures, frappé d'une apathie qui ne te ressemblait en rien. Déjà, tu avais empoigné ta seconde lame qui fendit l'air.

À l'homme, retira le droit de vivre.
De respirer et d'aimer.
De regarder et de partager.

« C'est à cause d'eux », répétait un écho des plus sinistres, sans toutefois parvenir à t'atteindre parce que tu ne pensais pas. Chacune des parcelles de ta peau se rappelait la douleur que pouvait provoquer l'équipe de l'Institution si tu te dérobais une fois de plus et ta chair n'ignorait pas qu'aujourd'hui ce serait encore plus terrible car le mal allait en augmentant. Depuis plus de deux ans. Chaque mois et si tu manquais de chance, semaine. Tout ça uniquement parce que l'on voulait que tu agisses en ange de la mort. Au total ils étaient quatre. Tu abreuvas tes épées du sang de quatre personnes envers qui la vie avait peut-être d'autres promesses à tenir, mais qui par ta faute ne le découvrirait jamais. Le cri ainsi que les supplications de ta dernière victime, un homme âgé d'excellente constitution ayant eu la bonté de t'appeler par ton nom, hélèrent ton âme qui s'empressa de revenir apaiser cette folie. Ton regard noisette s'agrandit d'effroi confronté au spectacle du carnage et un sentiment que tu ne parvins pas à identifier cerna ton coeur que tu sentais déccélérer et accélérer sur un temps identique. »

Sur la note de ce funeste spectacle, tu entrouvris les paupières et sentis le fantôme de tes victimes osciller devant tes yeux. Disparaître. La même émotion amère et critique étreignait toujours ton âme lorsque, poussant un soupir, tu recommenças à marcher le long de ta prison. Tu n'avais rien pour te distraire et même si ça avait été le cas, rien n'aurait modifié ton état d'esprit. Bien que cela fut morbide, la seule chose sur laquelle tu souhaitais te concentrer était ressasser inlassablement. Cela ne changerait pas tes actes, ne ferait revenir personne, mais tu leur devais au moins cela à ces gens. Ces gens que tu avais tués.

***************
[Seuls les modérateurs ont le droit de voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Idril
Shi purei し ぷれい (Maître des Jeux)
Shi purei し ぷれい (Maître des Jeux)
avatar


MessageSujet: Re: Vote pour le concours de texte : Mort et souffrance   Dim 5 Sep - 14:32

Voila, j'ai voté!! =D

***************
[Seuls les modérateurs ont le droit de voir cette image]
La vie est un long cours d'eau. Il peut être paisible, mais attention aux cascades!

[Seuls les modérateurs ont le droit de voir cette image] Nouvelle image au Kaléïdoscope! =) [Seuls les modérateurs ont le droit de voir cette image]
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
SyaoSaku
Chuugakusei ちゅうがくせい [élèves du secondaire]
Chuugakusei ちゅうがくせい [élèves du secondaire]
avatar


MessageSujet: Re: Vote pour le concours de texte : Mort et souffrance   Dim 5 Sep - 22:59

Je suis en train de remplir les formulaires de vote XD

Zut zut zut! Il manque un mot dans une des phrases les plus importantes de mon texte! >_<" Fichu répétition que j'ai oubliée de corriger. [Seuls les modérateurs ont le droit de voir cette image] *Mange la répétition*

***************
~Come on Pika!~ Ils se sont dit cinq fois Tu es l'élu de mon Coeur en un tome!
Revenir en haut Aller en bas
asuka
Shusshin かつての生徒 (anciens élèves)
Shusshin かつての生徒 (anciens élèves)
avatar


MessageSujet: Re: Vote pour le concours de texte : Mort et souffrance   Mar 7 Sep - 17:01

a votée !!!! *envoi son ptit papier*

***************
" Point de roses sans épines, ni d'amour sans ennuis. "
Proverbe Japonais                    [Seuls les modérateurs ont le droit de voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
may69
Kanshu yashiro かんしゅ - やしろ (Gardien du sanctuaire)
Kanshu yashiro  かんしゅ - やしろ  (Gardien du sanctuaire)
avatar


MessageSujet: Re: Vote pour le concours de texte : Mort et souffrance   Mar 7 Sep - 21:09

M'en voulez pas si je met du temps à voter mais j'ai pas le temps de lire tout d'un coup >0<

***************
[Seuls les modérateurs ont le droit de voir cette image]

Merci pour le Kit Miyu <3
Revenir en haut Aller en bas
Idril
Shi purei し ぷれい (Maître des Jeux)
Shi purei し ぷれい (Maître des Jeux)
avatar


MessageSujet: Re: Vote pour le concours de texte : Mort et souffrance   Mer 8 Sep - 20:47

Prend ton temps May ;D

On t'attendra *0* <3

***************
[Seuls les modérateurs ont le droit de voir cette image]
La vie est un long cours d'eau. Il peut être paisible, mais attention aux cascades!

[Seuls les modérateurs ont le droit de voir cette image] Nouvelle image au Kaléïdoscope! =) [Seuls les modérateurs ont le droit de voir cette image]
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
may69
Kanshu yashiro かんしゅ - やしろ (Gardien du sanctuaire)
Kanshu yashiro  かんしゅ - やしろ  (Gardien du sanctuaire)
avatar


MessageSujet: Re: Vote pour le concours de texte : Mort et souffrance   Mer 8 Sep - 21:17

Merci Idril <3
J'ai imprimé les textes pour pouvoir les lire dans le bus :D

***************
[Seuls les modérateurs ont le droit de voir cette image]

Merci pour le Kit Miyu <3
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Vote pour le concours de texte : Mort et souffrance   Sam 25 Sep - 19:02

C'est fait et bravo à vous trois
Revenir en haut Aller en bas
ajimu yasuna
Kouchou こうちょう (Administrateur)
Kouchou こうちょう (Administrateur)
avatar


MessageSujet: Re: Vote pour le concours de texte : Mort et souffrance   Dim 26 Sep - 3:07

Alors je vais peut être commencer à mettre les premiers résultats

Ont voté : Asuka, Idrill, Maya, Syaosaku et moi-même

Non toujours pas voté : Miyu pour ses deux adversaires (c'est un comble de participer et de ps voter grrrr), Yuffie et May69 qui doit continuer à draguer les gatçons dans le bus au lieu de lire les copies .

Je vous donne les notes anonymement et pas dans l'ordre des citations bien sur et vous tire la moyenne sur 20. Si d'autre ce décide je rajouterai

Miyuki-chan : 230,5 pts 19,20/20

Le sujet colle-t-il à la demande Coef. 1 : 9+9+10+10+10
Le français (orthographe et conjugaison) Coef. : 1 10+8+10+9+9
La présentation générale de la copie Coef. 1 : 10+7,5+8+8+8
La rédaction dans son ensemble Coef. 2 : 10+8,5+9+10+10


Idril : 183,6 pts 18,36/20

Le sujet colle-t-il à la demande Coef. 1 : 8+8,5+10+10
Le français (orthographe et conjugaison) Coef. 1 : 10+7+9+9
La présentation générale de la copie Coef. 1 : 10+7,5+10+10
La rédaction dans son ensemble Coef. 2 : 10+7,3+10+10


Syaosaku : 180 pts 18/20

Le sujet colle-t-il à la demande Coef. 1 : 8+10+9+9
Le français (orthographe et conjugaison) Coef. 1 : 10+9+9+9
La présentation générale de la copie Coef. 1 : 10+9+9+9
La rédaction dans son ensemble Coef. 2 : 9+7+9,5+9,5

Voilà et rien n'est perdu pour personne si vous continuer à voter et miyu ta^che de voter que tout le monde est au moins 5 votes Merci

***************
[Seuls les modérateurs ont le droit de voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
may69
Kanshu yashiro かんしゅ - やしろ (Gardien du sanctuaire)
Kanshu yashiro  かんしゅ - やしろ  (Gardien du sanctuaire)
avatar


MessageSujet: Re: Vote pour le concours de texte : Mort et souffrance   Dim 26 Sep - 10:03

Mais je drague pas >0<
Je les ai lu et noté mais j'ai pas encore eut le temps de t'envoyer les notes --"
J'essaie de faire ça dans l'aprèm' =D

***************
[Seuls les modérateurs ont le droit de voir cette image]

Merci pour le Kit Miyu <3
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Vote pour le concours de texte : Mort et souffrance   

Revenir en haut Aller en bas
 
Vote pour le concours de texte : Mort et souffrance
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Vote pour la plus belle photo de Mars 2011. [ Sondage Terminé ]
» Vote pour la plus belle photo de Fevrier 2012. [ Sondage Terminé ]
» Vote pour la plus belle photo de Janvier 2011. [ Sondage Terminé ]
» Recherche traducteur anglais-français pour traduire un texte
» Vote pour la plus belle photo de Mai 2011. [ Sondage Terminé ]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
La Japonese School - ラJaponeseスクール  :: Corbeille de l'école-
Sauter vers: